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KaKOLabO in Paris: Festival Vibrations Caraïbes 2011
D’abord merci à Coline qui nous a fait confiance sans vraiment savoir ce dont le KakOLabO représente.
D’ailleurs, peu sont ceux qui comprennent par avance ce qu’est le concept de KL.
En effet, les gens sous-estiment souvent la charge que demande ce concept et donc tout ce que cela demande de préparation et de temps. (Notre véritable ennemi à tous d’ailleurs).
Le spectacle était super organisée (en théorie) et les moyens semblaient être mis à disposition. Seulement c’était sans compter toutes les *R.D.M incluses.
*R.D.M en langage doub6’ien= Réalité Du Moment !… càd ts cx qui n’étaient pas prévu auxquels tu dois faire face et prendre en compte. Conséquences: mis-à-jour & adaptation.
exemple: 2 jours de répèt à raison d’une heure par artiste étaient loin d’être suffisant sachant qu’il y avait ds cette soirée HipHop kréyòl plus que des répétitions de chansons déjà connues mais aussi de la création sur le tas avec des interprètes dont nous n’avions jamais work together before this day.
Résultat: malgré le van prévu pour amener le matériel au studio et le ramener à la salle, dOUb 6 & i ont dû en faire plus, au point de finir de répèt à 1H30 du mat’ au lieu de 21h !
Dommages collatéraux: Qui paie le taxi d’1h du mat ?… Cmmt trouver un repas de 17€ (le perdiem légal) à cette heure si tardive ?.. hé bien, c’était bibi ! & doubi qui casquèrent !
Bon, je remets pas en question la bonne volonté des organisateuz, mais juste leur naïveté. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu mais bon.. faut pas douter de ma parole quand je mets le doigt sur les manques. Il ne s’agit pas du tout de caprices de star mais de faits incontournables.
Pour faire un spectacle magnifique, original ou plein de fusions et d’expériences, il faut plus que 2 jours, non ?..
On s’est tt de même bien débrouillé, car nous (Gwadloupéens en général) sommes SUPER ADAPTABLES ! Il a fallut bcp de courage et de bonne volonté pour aller par delà ces p…n d’RDM !
Le plus important est que le public présent à pu comprendre, apprécier le concept et les divers artistes invités. Il a compris que le la première partie était spécialement Hiphop (kréyo) et la 2ème partie plus expérimentales, même KAKO, avec Ines, Tysmé, G’Ny et le KakOLabO aussi en solo.
Le KakOLabO a passé un super cap que personne ne peut comprendre sans explications. (cf. je m’expliquerais en image….!?*°0&§è!ç)
J’èspère que la prochaine sera un VRAi show KAKO avec des KakOlaborateurs de qualité et vraiment en fusion créative avec les machines et les instrumnts…
mèt Kako-la an mèt!
BF!
KakO Mask
J’ai réussi enfin à compléter ma collection graphique des masks des KAKO MASTERS…
Oui, ça fait quelques années que j’ai commencé ce conept de logos qui identifieraient mes Kakollaborateurs et moi-même.
Au tout début, c’était un truc de tags (car j’ai débuté dans le tag et le graph ds le mouvement Hiphop). Comme on avait des raccourci de nos blazes…exxos=xos (en prononcant à l’anglaise le ‘x’ en ‘èks’) etc… Du coup est venu le logo:
La premère fois officiellemnt que les Kako mask sont sortis c’est avec la marque de vêtements Jénès An Mouvman lors du spectacle KAKO EXXPERIENCE à L’artchipel en 2009.
Toute l’équipe pratiquement étaient vétus de T-Shirts KAKO MIZIK avec les quelques mask de l’époque. Vraiment cool !
Voici un des tshirts en question :
Si vous l’avez déjà vu vous comprenez mieux de quoi je parle. Dailleurs, il y a une série qui a été refabriqué récemment pour le concert de Dominik Coco à LaKasa… tous les musiciens en portaient.
A la différence que les Kako mask ni étaient plus car en série limité.
Je promet de vous faire connaitre la sortie de la nouvelle série dès que possible… 😉
En attendant voici le lien pour visionner tous les Kako mastaz logos:
http://exxosmetkakola.tumblr.com/post/9190559996/the-kako-mastaz-masks-by-exxos-metkakola-4-c
A pistach…
Le congé pour Artistes
J’ai pris un certain nombre d’années à réaliser !.. pfff …trop bète le mec.
En fait, tous les ans à la même période pratiquement, je me retrouvait raseeeeeur de chez raseur !.. à sec quoi. Et bien^sur dans la vie précaire de l’artiste, cette période durait un moment quand même !.. càd de Septembre à Noël !!.. pfffiuu! dur dur de se serrer autant de mois, la ceinture plUS que d’habitude! strangulaire !!! ha ha.. 😀
Enfin bref, en cette période trouver du taf dans mon domaine la musique, se révèle hardu. so j’ai fini par faire avec et comprendre qu’il me fallait prévoir que SEPTEMBRE c’est VACANCES forcées !! ha ha ha ha…
En effet, pendant « l’été antillais » (lol), c la hot season et y a de la demande de taf etc… la rentrée se retrouve ‘dead’ car « la société » est focus on : la rentrée scolaire jusqu’à la mi Octobre environ…
Ou pé fè tousa ou vlé, japé, fè lantou ay 4 fwa, sé obliyé mizik pandan tan-lasa!
So, mr eXX ka pwan vakans an sèktanm é sa fin !
=))
Ce monde est si cynique !
Je sais pas si je suis actuellement objectif mais m’emballer est devenu difficile.
On n’imagines pa l’effet que nos créations ont sur les gens tant qu’ils ne nous donnent pas leur feedback, dans la rue, après un spectacle tout ça . . .
Depuis l’année dernière, il y a des organisations qui se sont montés afin de promouvoir le hiphop et ses artistes. De modestes et braves initiatives, qui ont suscité un engouement chez certains. Jusqu’à maintenant ça continue avec des showscases, promo & vidéos . . . et c’est tant mieux! J’èspère que cela va continuer . . .
Par contre, tout cela ne va pas sans tous les efforts (« de surhommes » ha ha..je me comprends) que cela demande. Efforts physiques, c’est une chose, mais pour beaucoup efforts psychologiques et cérébral! (Big Up sé moun-asa!)
C’est comme si,… ou ja byen galéré, ja byen atann « le moment », l’opportunité,..kè tout biten vréman paré pou lagéw . . . et . . .sa pa ka fèt jan-la sa té pou fèt! sé vré kè vomyé tibwen kè pa ayen. Mè bon,..pasyans a chak moun ni limit! . . pou mwen sé konsi ou ja tèlman atann manjé-la, kè lè i paré, i pa ka baw li plis ki sa ankò! 😦
An tibwen téorik, mè an k dékanté pansé anmwen.
Sé moun-a ki ka chèk mwen an lari-la avec « pooooh.. zò ka woulansé le HipHop en Guadeloupe , .. » , oben « ou ka lansé le Karukéra Crew..?.. » .. pfffiu, sipèw ! J’en passe sur ceux qui me prennent pour un producteur (cf. Boug ki rivé, ki ni lajan é ki ni yenki sa a fè dè produi albom-aw !) . . . d’autres pour un artiste « oldschool » ou chépa quoi encore . . .
An kontan, anmèmdètan bonaw ! . . Biensûr, a pa fòt a sé moun-a. Yo pa konnèt é pa konnèt mové. Mè yo just pé pa imajiné éfè-la sa ka fèw. Ou té ké byen anvi réponn, « yes i! wè . . sé sa menm, . . ki biten kibiten . . . » Hé ben NON !
An k di kè: c’est paaaaaas encooooore ça !
Kon onlo artis, an ja fè sakrifis pou rété la ankò, ka fè sa enmé … Le Karukéra Crew aussi é nou sé on family avan dètr un boyz-band paskè « lanné k pasé . . Nou toujou fèy menm jan-la.. »
Par contre, nou pa timoun ankò é nou pé pa fè pou fè. Jòdla anni du mal èvè lé biten « nou menm nou menm » alòs kè i PA Ni NOU ! (adan le « contexte du pays » of course). Sé pa on kèsyon a ‘sé nou menm nou menm’, sé on kèsyon a finalman sé VOU k pwan siw pendan yo ka pwan siw ! 😀 kr kr krr.. (ri jonn)
An fè on travay personnel, si mwen, pandan lanné, pou moralman surviv adan vi-lasa, rété lib é protéjé mw dè.. heu..an ké di..konnri a moun !
Péyi lasa an ka kriyéy « PAradox-Island » ou Paradox Land pas nou souvan vlé tout san fè ayen. . . » nou pa enmé amé’iken mè nou enmé bisui-ay ! «
Mond-lasa divin « individualiste » o max. Les groupes, band, mouvements solidaires de coeur… sa ka sanm dead (oben ra) . . . Kèlkeswa sa ou ka fè pou vou é le « nous », ….. sé lidé-aw?. hé ben fèy tousèl ! Sé vou i plis anvi ? . . hé ben fèy tousèl ! . . . « Nou ké siwotéy èvèw pita.. » 😀 LOOoooL..
Ralé charèt -la vou é vou é . . .f. . .ff . . . fenmé d. . . dd.. djèl-aw!
KAKO CONCEPT v.2
Engagée dans un monde où rien ne peut garder une forme pure, la frappe ancrée du tambour-ka mue, se déstructure et voyage dans l’univers synthétique et électronique des musiques urbaines. Elle trouve sa place au croisement des rythmes et harmonies Soul Funk, Jazz, sans perdre son essence tropicale.
Parmi les pionniers du Hip-Hop créole, Exxòs compositeur guadeloupéen, héritier des musiques du monde contemporain, l’emmène là ou l’on ne l’attends pas.

1-Présentation du concept Kako
Kako est tout d’abord un mot créole signifiant « Cacao » et de façon courante, désigne la couleur marron.
L’idée d’appeler Kako une forme de courant musical vient d’une volonté d’Exxòs, de baptiser le concept avant de se faire affubler de tas de noms et qualificatifs bâtards tels hiphop-ka, électroka, urban-ka, etc…
Loin d’avoir la prétention d’inventer une nouvelle musique, Exxòs voit en Kako, plus qu’un son, sa propre identité : Kako, ‘l’homme nouveau’, le mawon’ libéré de ses entraves qui se reconstruit avec les outils dont il dispose. C’est vraiment tout naturellement, que le jeune antillais des années 80/90, baigné depuis des décennies de radios, télés, soirées, night-club ou spectacles qui diffusent de tout, a grandi autant avec l’héritage culturel local et caribéen ( Gwoka, Biguine, Zouk, Quadrille, Bèlè, Compas, Calypso, Soca, Reggae, Salsa/Afro-cubain… ) qu’avec des apports plus lointains (Jazz, Funk, Soul, Pop, Variétés Francophones et Anglophones, Classique, Tango, Boléro, etc… ).
Possédant nombre de références culturelles et musicales, il est donc légitime pour lui de se les approprier,d’approndir ses connaissances et de s’exprimer d’une manière ou d’une autre. Controverses, polémiques ou réflexions sur la préservation du patrimoine, ont sans doute peu de poids face au marteau impitoyable de la mondialisation. Mais il est trop facile d’associer modernité/jeunesse avec négativité ou perte de valeurs. Le concept de Kako tend justement à revaloriser notre différence culturelle et identitaire mais aussi générationnelle de façon fusionnelle. Ceci sans rejeter ni nos racines et valeurs, ni à la fois notre désir de modernité et notre soif de prendre part au dessein de ce monde.
2- Ka ki Kako Mizik ?
Le son Kako fait l’alliance entre les musiques traditionnelles de Guadeloupe et de Martinique, avec les sonorités modernes et musiques électroniques dites « urbaines ». L’équilibre consiste en un subtil dosage harmonique et rythmique. Le Gwoka, par exemple, possède une gamme harmonique spécifique ainsi que des rythmes uniques. Les sonorités de la batterie rap ont cette texture sèche ou agressive propre à la vie du béton et ce groove Funk digne héritier de la soul, du blues et du jazz. L’alchimie entre les deux ouvre alors une multitude de possibilités.
Plus encore, on retrouve dans le reggae-dancehall jamaicain cette même ryhtmique syncopée qui existe dans le ‘tibwa’ du bèlè martiniquais. Ceci sans compter sur le fait qu’il y a bien sûr un croisement vocal possible entre chants traditionnelles/typiques et chants Soul, reggae, ‘toast ou ‘rap.
On souligne souvent la similitude entre le ‘bouladjèl’ du gwoka et le ‘beatbox’ du rap, tous deux des expressions rythmiques et harmoniques uniquement joués avec la bouche. Même si le concept Kako s’explique avec des mots, le but n’est pas d’intellectualiser le sentiment artistique et la réussite d’une oeuvre se situe dans l’oreille de celui qui écoute et qui ressent ou pas la fusion.
Chaque artiste nourrit cette recherche avec sa vision et son imaginaire culturel afin d’assouvir son sentiment Kako.
Exxòs MètKakola

