Je ne suis PAS PRODUCTEUR !


First of all, je suis un ARTISTE, « Mind body and Soul » !
Rapper, beat-maker, musicien, dj… on pourrait dire « créateur sonore » . J’dirais même que c’est le commencement du tout. Un créatif crée. Ensuite on promeut et vend le fruit de son labeur.

Il semblerait que les peuples soient perpétuellement destinés à demeurer dans l’ignorance car cela doit arranger bon nombres d’escrocs !
Soit… j’en ai un peu marre qu’on m’parle comme à un producteur. Du coup, aujourd’hui je me sens obligé de me rendre utile en éclaircissant le sujet:  producteur à ne pas confondre avec le ‘producer’ des anglophones.

Beaucoup parlent de passion, vivre de sa passion, « woaw c cool« , blabla etc… certes, la Passion doit exister mais c’est aussi UN TRAVAIL !!

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Et comme tous les tafs, y a la partie intéressante mais aussi le « sale boulot » qui va avec. En musique,… y’en a pas mal aussi.
Bref, c’est PAS de notre faute si VOUS vous faites des boulots qui ne vous passionnent PAS ! hohoo… zòt térib han! …lol.

Dans la hiérarchie musicale professionnelle, il y avait avant…comment on fabriquait une chanson ou un album… et il y a maintenant, sensiblement différent. Depuis l’époque des vinyles puis des cassettes, on pouvait retrouver pas mal d’acteurs pour une même chanson. Les principaux :

-un auteur: c’est lui qui écrit les paroles, uniquement les textes;
-un compositeur: il signe la mélodie de la musique ou des paroles, l’air de la chanson et/ou tout ce qui fait que l’on reconnait cette chanson parmi des millions d’autres (et cela peut être instrumental càd sans chanteurs);
-un arrangeur: pas toujours nécessaire mais d’une aide précieuse, dès la création ou après, il propose une ou diverses façons d’arranger les instruments qui jouent la partition, les notes, mélodies et accompagnements… par exemple, un titre de Jazz qui aurait une section d’instruments à cordes ou cuivres pourrait bénéficier d’un arrangeur, expert en violons ou cuivres…
-un directeur artistique: dirige l’ensemble d’un projet type album ou live, en ayant le recul et les compétences sur la vision globale et la direction vers laquelle l’artiste principal et sa production veulent arriver.
-un producteur: l’investisseur en chef, il est celui qui est supposé prendre tous les risques financiers, payer le ou les artistes collaborant, le studio d’enregistrement, le mixage, le mastering, la création visuelle, les vidéos clips, dupliquer l’oeuvre (CD, DVD etc…), faire la promo média…en somme VENDRE L’ARTISTE et SON OEUVRE tel n’importe quel produit commercialisable;
-un ingénieur du son studio: engagé par la production pour ses qualités techniques, l’équipement de son studio mais parfois aussi sa « touche musicale », il ne s’occupe que d’enregistrer les instruments, les chants, etc… On séparait souvent l’ingénieur qui enregistre de celui qui MIXE les éléments des chansons, càd régler l’équilibre, volumes, panoramiques, effets… de chaque son (instruments), chaque voix de la chanson (voix lead, choeurs, back, etc…)..

Je passerais sur les métiers connexes (exemple: managers, éditeurs, distributeurs, médias, etc…), vous bucherez le sujet si cela vous intéresse, bon nombre de centre de formations et de sites sont là pour cela.

I.R.M.A

I.R.M.A

De nos jours, grâce (ou à cause) du bond technologique effectué par nos sociétés, n’importe qui pourrait dégoter les moyens (technico-financiers) pour produire une oeuvre musicale (album ou titre) chez lui de façon autodidacte et cumuler pratiquement toutes ces casquettes ! …Avec un simple ordinateur, un peu de technique (ça fourmille de tutoriaux sur le web), de la patience et bien-sûr du talent (ou peu!)…

Cette personne qui pourrait être vous, moi, ou votre voisin devient un ARTISTE AUTO-PRODUIT, à partir du moment où il peut créér et/ou payer lui-même, preuves à l’appui, un projet artistique et musicale dans son aspect final.
ex: un CD, mixé, masterisé, pochette faite… déclaré à la SDRM (Société pour l’administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs) et à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique).

Quand on considère que dans une entreprise quelqu’elle soit, chaque personne, à chaque poste remplit une fonction indispensable et complémentaire, je crois qu’un artiste qui écrit, compose, chante, joue d’un instrument, cherche des idées et de l’inspiration constamment à des fuseaux horaires inorthodoxes ne devrait pas se retrouver OBLIGÉ à faire de la PRODUCTION ! Tout cela à cause du vide de financiers culturels, de productions intéressées et intéressantes ou d’opportunités simplement. 😦

si-seulement

PRODUCTEUR,  ( acheter et (re-)vendre ) n’est pas l’accabit de tout-un-chacun.

OUI, j’ai déjà pensé à le faire, produire d’autres artistes auxquels je crois, mais NON, je n’ai pas l’argent ni l’aptitude naturelle pour cela !
Encore moins la patience pour materner des « aspirants stars » vu que c’est tout ce dont les gens rêvent :O …seriously maaan..

Alors, de grâce, ceux qui me lisent et connaissent d’autres « future talents », venez me voir pour des conseils, de la technique studio, pour m’acheter des compositions instrumentales, participer en tant qu’ M.C. dans vos projets mais ARRÊTEZ DE ME PRENDRE POUR UN PRODUCTEUR QUI POURRAIT SAUVER VOTRE CARRIÈRE EN DEVENIR !
Si vous voulez COMPAREZ MOI À UN AGRICULTEUR MAIS PAS UN SUPERMARCHÉ de GRANDE DISTRIBUTION. Hahahahaha 😀

J’espère que j’aurais éclairé brièvement ceux qui n’en savaient rien ou que très peu ! Et par ailleurs si de VRAIS producteurs sont intéressés à me co-produire ou produire le KakOLabO, vous saurez où nous trouver ! héhé

Merci de votre attention, vous pouvez reprendre une activité « nooormale »
😉 BF !

KAKO CONCEPT v.2


Engagée dans un monde où rien ne peut garder une forme pure, la frappe
ancrée du tambour-ka mue, se déstructure et voyage dans l’univers
synthétique et électronique des musiques urbaines.
Elle trouve sa place au croisement des rythmes et harmonies Soul Funk, Jazz, sans perdre son essence tropicale.
Parmi
les pionniers du Hip-Hop créole, Exxòs compositeur guadeloupéen,
héritier des musiques du monde contemporain, l’emmène là ou l’on ne
l’attends pas.





1-Présentation du concept Kako

Kako est tout d’abord un mot créole signifiant « Cacao » et de façon courante, désigne la couleur marron.

L’idée d’appeler Kako une forme de courant musical vient d’une volonté
d’Exxòs, de baptiser le concept avant de se faire affubler de tas de
noms et qualificatifs bâtards tels hiphop-ka, électroka, urban-ka,
etc…

Loin d’avoir la prétention d’inventer une nouvelle
musique, Exxòs voit en Kako, plus qu’un son, sa propre identité : Kako,
‘l’homme nouveau’, le ‘mawon’ libéré de ses entraves qui se reconstruit
avec les outils dont il dispose.

C’est vraiment tout
naturellement, que le jeune antillais des années 80/90, baigné depuis
des décennies de radios, télés, soirées, night-club ou spectacles qui
diffusent de tout, a grandi autant avec l’héritage culturel local et
caribéen ( Gwoka, Biguine, Zouk, Quadrille, Bèlè, Compas, Calypso, Soca,
Reggae, Salsa/Afro-cubain… ) qu’avec des apports plus lointains
(Jazz, Funk, Soul, Pop, Variétés Francophones et Anglophones, Classique,
Tango, Boléro, etc… ).
Possédant nombre de références culturelles
et musicales, il est donc légitime pour lui de se les approprier,
d’approndir ses connaissances et de s’exprimer d’une manière ou d’une
autre.

Controverses, polémiques ou réflexions sur la
préservation du patrimoine, ont sans doute peu de poids face au marteau
impitoyable de la mondialisation. Mais il est trop facile d’associer
modernité/jeunesse avec négativité ou perte de valeurs.

Le
concept de Kako tend justement à revaloriser notre différence culturelle
et identitaire mais aussi générationnelle de façon fusionnelle. Ceci
sans rejeter ni nos racines et valeurs, ni à la fois notre désir de
modernité et notre soif de prendre part au dessein de ce monde.

2- Ka ki Kako Mizik ?

Le
son Kako fait l’alliance entre les musiques traditionnelles de
Guadeloupe et de Martinique, avec les sonorités modernes et musiques
électroniques dites « urbaines ».
L’équilibre consiste en un subtil dosage harmonique et rythmique.

Le Gwoka, par exemple, possède une gamme harmonique spécifique ainsi
que des rythmes uniques. Les sonorités de la batterie rap ont cette
texture sèche ou agressive propre à la vie du béton et ce groove Funk
digne héritier de la soul, du blues et du jazz.
L’alchimie entre les deux ouvre alors une multitude de possibilités.

Plus encore, on retrouve dans le reggae-dancehall jamaicain cette même
ryhtmique syncopée qui existe dans le ‘tibwa’ du bèlè martiniquais.

Ceci sans compter sur le fait qu’il y a bien sûr un croisement vocal
possible entre chants traditionnelles/typiques et chants Soul, reggae,
‘toast ou ‘rap.

On souligne souvent la similitude entre le
‘bouladjèl’ du gwoka et le ‘beatbox’ du rap, tous deux des expressions
rythmiques et harmoniques uniquement joués avec la bouche.

Même
si le concept Kako s’explique avec des mots, le but n’est pas
d’intellectualiser le sentiment artistique et la réussite d’une oeuvre
se situe dans l’oreille de celui qui écoute et qui ressent ou pas la
fusion.

Chaque artiste nourrit cette recherche avec sa vision et son imaginaire culturel afin d’assouvir son sentiment Kako.

Exxòs MètKakola