Exxòs aux Elwa D’Or 2012 – Pt 2


…suite de Exxòs aux Elwa D’Or 2012 – Pt1

 A quelque jour du… jour, nous rencontrons enfin quelques responsables et organisateurs de la cérémonie qui nous détaillent le déroulement: nous allons vraiment recevoir ce prix, mais pas un Elwa « en Or », plutôt un coup de coeur, sorte d’encouragement destiné à nous aider dans nos efforts artistiques. Il nous est alors indiqué ou rappelé que tout est censé être une « surpriiiiz » ! … heuu. . . ha ok.

 C’est sans doute pour celaaaa, la discrète, enfin presqu’ invisible, communication sur la chose . . . ?
Je ne devais en parler, ne rien savoir ou presque, on en parle pas, y a pas de nominés vraiment, donc on parle pas, je ne peux inviter pratiquement personne, ni ma famille, ni le Karukéra Crew pour le moment, etc … bref.
 No pwoblèm. C’est une récompense. Be happy 🙂
 « Tu gagnes une participation à la Fête de la musique à Porto-Rico le 21 Juin !  en + rencontre avec un groupe de Rap local »… Cooool  😀
 Nous souhaitons justement nous exporter plus et c’est une chance supplémentaire de le faire. Merci sincèrement.

 Ensuite, nous sommes invités (tous les récipendiaires) à chanter un titre pour cette manifestation à Lartchipel de Basse-Terre. Or, comme on le sais, je n’ai pas de clips d’albums en cours, pas de chansons que j’interprète en solo actuellement. Quelques prestations live, oui, notamment au restaurant  Bwa Galba , fidèle partenaire locale. Et la majorité de mes titres chantés sont accompagnés de Star Jee, ou de Mano d’ishango dit Tysmé, etc…
 Ce que je défends actuellement est le KakOLabO, sorte de concept entre le deejiing, la musique live sur machine electronic associé à l’image et la musique acoustique conventionnel (vrai instruments!). Donc hors des sentiers battus…

 J’accepte avec mon partenaire, de faire quelque chose pour cette formidable occaz mais en fait, là où le bas blesse, c’est l’absence financière pour tout ça! …pas de répèts musicales (juste un filage la veille), pas de cachet pour mon « unique » musicien dOUb 6 , pas de défraiements pour les 3 aller-retour P-à-P / Basse-Terre, pas de contrats d’artistes(!), pas de preuves légales jusqu’alors… Pas prévu non plus dans le prix (le voyage à PortoRico) le temps et lieux de travail nécessaire, avant d’aller représenter « la Guadeloupe » là-bas… etc de truc…

 Je ne suis pas du genre à pleurer pour être payer (nèg fyè é lib) mais j’avoue être surpris du manque de considération des entités (je ne désigne point de personne en particulier) qui sont supposé travailler pour toi et/ou avec toi. Tout le monde semble tombé du ciel, pas au courant, moins que toi on dirait, des propres lois, codes et principes qui régissent ce dit-système. Si ou pa di ayen, yo pa janmè vwè ayen !

 A 10 km, je voyait le truc venir. Dans ce contexte, il m’est un peu difficile de faire pleinement « mon art », sur scène, le ventre vide et les poches trouéés 😦  et de surcroît, les GENS NE CONNAISSENT MEME PAS CE QU’ON FAIT!
Pa konnèt mové, alors okay, c pas leur faute . . . je suis « trop underground, trop hiphop, trop raggamuffin’ sans doute, … pas assez commercial (l’inverse de « …trop commercial » Krys  ! lol big up pou’y o passaj;), enfin . . . ché pa quoi encore .!
. . . ou alors on nous prend pour des singes ! . . . hmmm ché pa. J’aime pas les « à qui la faute, à qui la faute… » à tout va. Je m’en fous de sé fòt a ki sa, plus de « et si on faisait ça mieux que çà?!« .

 Être mis sur le fait accompli est une forme de chantage idéal dans un monde où tu crèves déjà la dalle et tu pourrais TOUT accepter plutôt que RIEN.
 Laisser le soin aux artistes de vendre « le rêve » et vous, donnez-nous humblement et simplement DU CONCRET! Les moyens de le faire et ce n’est pas forcément du luxe.

….Po ko fin…
……………………………….

L’Invitation mystérieuse…


 Haaaaa… quelle nouvelle tombée du ciel que celle-là ! Ha ha ha ha ha  😀

 Tout a commencé en octobre avec un individu, avec un nom/pseudo de 10 kilomètres, inconnu pour ma part, qui m’adresse un message privé très mystérieux… ^_^

« Salut, Je viens vers vous, pour que vous me choisissiez deux de vos sons que je transmettrai à un jury pour un concours auquel vous avez sélectionné et ce parmis d’autres artistes de musique urbaine (je n’en dis pas plus)…à savoir un son posé et un autre assez ryhtmé.
En attendant votre réponse, je vous remercie d’avance, sur ce à bientôt.« 

 Donc, sans plus de présentations, il me demande d’envoyer 2 sons de tempos différents, style ‘musique urbaine’ pour être sélectionnné dans un concours »…..-> haussement d’1 sourcil ‘asi kan’  

  Evidemment, je lui demande « concours, pour quoi ? Par qui ? Comment ? et pour gagner quoi?…etc.. »
 A c’qu’il me semble, je n’ai jamais postulé pour un concours ou une loterie, mis à part celle pour obtenir la carte verte américaine! (ça vous intrigue…ceci est un autre débat.)
 Je finis par  « c pas si simple la vie » ,  attendant plus d’infos pour m’embarquer ou pas dans un truc.

 La personne insiste en me répondant « Trop de questions!« …bay sa i mandé é i ké bon.
Hé ben vim! KrrrkrrKrr…
 J’ai tellement vu de gens sortir de nulle part venir nous dire à dOUb & i qu’ils allaient nous sauver! Qu’ils avaient la solution à tous nos problèmes…. HaaaLalaaa,… comme Pierre & le loup, je n’y crois pas facilement. lol 🙂

Du coup, je lui dit qu’il ne semble vraiment pas me comprendre et philosophe je dit…
« Ou pa ka achté chat an sak ! « .  

Fin de l’épisode…

le Kamo Secret… soon on line !


 J’ai une nouvelle aventure à vous conter, mes amis !

 Pour le moment, je la vis et ne pourrais vous en dire plus tant que ce n’est pas fini, ou du moins que je n’en sais plus !     😀  ha ha ha…!

 Je pense vraiment qu’il y a des choses à dire, à raconter, encore une fois sans jugements, mais simplement pour que les gens soient au courant en toute sincérité de la réalité artistique et en tire eux-même un avis.

 bref…trèves de paroles de politiciens, ce billet n’est qu’une annonce:

 check out this blog in a few  days… !

Yékrik !

How to make a record ? (part 2)



   Les choses sont forcément liées: album/live/band/promo/radio/tv/video/prod!/équipe?

 Seul, il faut s’armer de patience et apprendre,… 
-soit sur le tas (a fòs fè…), avoir un guide, mentor ou « grand frère » c l’idéal de départ… 
-soit par les livres, informations, organismes & formations qui existent.

 Il y a malgré tout certains points non négligeables comme:


      FAIRE UNE BONNE CHANSON !
            FAIRE LA DIFFERENCE !


 Même si les goûts et les couleurs  ne se discutent pas, étrangement, les BOns titres font souvent l’unanimité ou inspirent le respect ! hé hé… coup d’magie ou calcul, le travail paye assurément et le talent doit y être.
 Le « doué » qui taf pas, se fait tôt ou tard dépassé par le « moyen » qui se surpasse!
Tout l’monde sais ça!   😎  lol

 On peux parler aussi de la chance à laquelle je crois, non pas comme une fatalité ou destinée tracée mais comme ce truc naturel que les matheux appellent le « hasard », la probabilité. Tu peux le provoquer ou attendre qu’il vienne, mais il te sera bénéfique ou pas.
 En restant enfermés chez vous ou dans votre bulle de confort avec vos gens sympathisants non-obectifs, vous ne risquez pas beaucoup de provoquer « madame la chance ». hun..!
 Sans prise de risque, on a rien. Biten a « an kay vit, an fò, …pon moun pa ka fè ayen ban mwen… » arété sa !  Réalizé kant menm, si le business de la culture était basé sur « on prends que les bons », y’aurait pas autant de m… en circulation ^_^ ben wèèè, je le dis sans prétention c juste un fait quoi.

 Alors concrètement, my dear next chanteurs/chanteuses, ne sautez pas les étapes. Commencez par faire BIEN ce vous êtes censés faire. Ecrivez ! Chantez ! …partout et quand cela en vaut la peine… 


 Enregistrez-vous par tous les moyens car il faut se ré-écouter, s’auto-critiquer pour progresser.


 Faites des collaborations qui vous intéressent, sans excès de « Feat. » tout de même, car le développement artistique est avant tout un chemin personnel.

 N’oubliez pas que même si la débrouillardise sauve, la qualité ça se paye !


 Certes ce n’est pas l’outil qui fait l’homme, mais imaginez Hussain Bolt qui doit vaincre les autres athlètes, sans pairs de Puma mais en mika! lol 🙂 La lutte n’est plus très égale.

 Avoir une bonne voix demande d’entretenir sa voix, une bonne chanson demande une super mélodie et paroles bien trouvées, un bon enregistrement d’avoir un bon micro, une bonne machine d’enregistrement et une bonne pratique, etc… 

 Avant d’être « ochan » pour tourner des clips, tourner vos « big tchoun » déjà autour de la Guadeloupe, sur des scènes de tt type, devant des vrais gens, un public …


 Avant d’aller vous achetez un style chez Barada, prenez l’temps de pratiquer votre art, de vous découvrir, puis de développer votre propre style. Petit à petit l’oiseau fait son nid.

« sa i la pouw dlo pa ka chayé..lé zansyen toujou di sa… »

How to make a record ? (part 1)




 Vu le nombre fréquent de request des jeunes sur le sujet, je me décide à faire « a bill » dessus.
 Tout part souvent de « comment tu prends pour un son? »…. ou « c’est combien pour un instru? »…etc.. La première réponse de ma part est bien-sûr pour faire quoi ?
 Souvent cette personne a déjà fait des maquettes ou démos et fait appel à moi pour sortir un morceau « officiellement », which means déclaré, à la SACEM, Spedidam… pour faire des prestations scéniques payées, et tout et tout.
 Avant cela, je tiens à dire que je ne donne pas de leçons sur comment réussir (sinon j ‘aurais ptèt déjà réussi moi-même…) car de toutes façons, il n’y a pas qu’une méthode ! Héhé, Tout le monde l’aurais faite !
 Nous parlerons juste de comment être officiellement dans le bain, du point de vue et départ Guadeloupe.

 Je lis dans vos pensées, les mecs…  « il me suffit de sortir mon CD et c’est bon. » 
Déjà, une chose à prendre en considération. Le CD ne se vend plus trop ! Et cela depuis quelques années. Depuis, l’avènement des CD vierges pas chers, des graveurs pas chers, d’internet (!) et ses « peer-to-peer », napster et autres partages dans la gratuité. Bref, tout se qui a rendu la musique accessible partout ! et surtout aux malheureux… yes, le paradoxe mais bon bref.
  Il vous suffit de compter le nombre de boutiques de disques disparues depuis. Même chez les plus grands du pays… nou pé ké nomé non. Les gens achètent la musique du coup par internet et sur le web, c’est le fourre-tout, le « too much »…et personne ici n’a encore prouvé que c’est lucratif pour les artistes ! 

 Réaction: « ouaih, c’est le live qui va te faire gagner etc… »…
Heuu, certes le live restera toujours profitable mais je demande alors « quel live ? »  Et là, on se retrouve devant une dimension de difficultés, d’illégalités, de « grattages et traquenards » de tout genre. Le pays Gwada a 10 millions de manif culturelles, soirées, shows et concerts mais pour autant combien sont réellement déclarées ? i mean, TOUT déclaré !? Ce n’est ptèt pas notre faute, les lois disproportionnées quelque fois avec notre réalité, notre échelle locale trop petite par rapport aux enjeux nationaux… La fameuse question,  ne rien faire ou faire ‘bancale’ en attendant que…  Soit !

 Se contenter de payer de bons instrus, d’aller en recording studio n’assurent pas la réussite.


En somme les copains, c’est pas du tout cuit. 

exX Goes to New-York (REPORT)


 Depuis petit, Hip-hop addict & activiste, je rêve de cette ville comme beaucoup d’autres, de cette « City of dreams » comme on dit. Car nombreux st ceux qui y ont réussi à partir de rien. En effet, New-York ne ressemble à aucune autre et c’est bèl et bien un carrefour où s’y croise le Monde. J’ai effectué d’autres voyages avant cette année aux States (Chicago, Miami, Boston, Orlando..) et New-York en 2008 pour la première fois.  


 Déjà cette année-là, on me disait qu’elle n’était plus la « city that never sleeps » et que l’atmosphère y avait changé. Ce séjour (Octob 2011) a finalisé ma déception en ce qui concerne NYC. hé oui!…sorryyy 😦

 J’ai bien-sûr rencontré quelques gens très intéressants et des lieux sympas, mais pas mal de personnes inutiles voire désagréables. En fait, je n’en sais pas la raison et cela reste très subjectif. Ce n’est que mon avis et ma perception personnel. De nombreuses hypothèses pourraient expliquer ce malaise ambiant… la crise économique, la paranoïa depuis le 11 Septembre (2001 ! quand même)..la saison… enfin bref ! ce n’est pas vraiment mon problème mais le leur.

 Le NYC que j’ai toujours connu de loin n’est pas aussi excentric que je l’imaginais. La nuit, le week-end en sorties, j’ai pu voir quelques « extra-terrestres » comme moi, mais pas tant que cela. D’ailleurs j’ai plutôt vu des gens froids, ternes ou « clône » un peu partout et j’ai vraiment ressenti la même chose qui m’avait fait quitté Paris vers 2001. Cette impression que les gens n’en avaient rien à f… de ce que tu pouvais apporter ou contribuer à leur ville ou simplement à la culture en général. Cette impression que..si tu n’est pas « born here » ou intéressé aux mêmes choses qu’eux, t ‘es presque inutile et inintéressant ! Bon après, je ne suis pas naïf, et j’ai toujours compris que l’Amérique n’était intéressé que par l’Amérique et dailleurs, ils sont « le centre du monde » ! Ils n’arrêtent pas de le répeter. Même le truc le plus insignifiant est présenté comme un « World best nanana » etc…   😀

Allo ? Barack ?…stop this goddamn fire alarm please… !

 Comme bon Gwadloupéyen, je passais mon temps à délirer sur « leur truc » (avec le respect quand même). D’autres fois, à me plaindre dans ma barbe sur TOUT ce que tu ne peux pas faire pour X ou X raisons… Le politiquement correct y est étouffant!  Quel paradoxe pour une ville où se trouve la statue de la Liberté ! D’où viennent milliers de chansons avec des « F…ck this,.. f…kin that ». C’est plutôt un perpétuel « sorry » for this, « sorry » for that… hypocritement. Même dans un bar où un band live jouait, on nous as dit de « be quiet » devant tout le monde alors que nous applaudissions et manifestions notre bonne humeur! Faut savoir les mecs !

 Malgré la mixité de cette ville, un noir reste un noir.. et certaines choses restent dures à vivre. Même la politesse à l’air d’effrayer les gens parfois. Bizarre… ils n’ont pas l’habitude avec la gentillesse et la sincérité sans doute.


 Je suis loin de regretter mon voyage car je me déplace toujours avec un esprit ouvert, le respect des autres et la curiosité qui m’anime.
 L’immense Brooklyn est vraiment l’endroit où l’on se sent le mieux et jusqu’à ce jour, je n’avait réalisé pourquoi. C’est laaaaarge, et on pourrait y vivre sans aller ailleurs. Toutes les cultures s’y trouvent. Latin, Caribbean, African, même Créole avec au passage un spécial Big Up pour le restau « Kaz An Nou » de Seb, ..born gwada boy :))

 Harlem c’est l’Afrique et j’y ai vraiment senti quelquechose de familier. Plen Nèg an ka kwè ! ha ha..

 Par contre mes amis, NYC, ne pensez pas y boire du bon Rhum ! ha ha ha… là-bas, ils n’y connaissent rien. C’est du rhum à 30° max, de Porto-Rico, Jamaïca ou Trinidad. Et la bande à Bielle, Damoiseaux, Labat, Bellevue etc.. y auraient toute leur place ! Car oui, on boit à New-York ! Les bars/restau pullulent et l’activité after work, c’est vraiment ça. Les rendez-vous d’affaires, amicaux etc… se font pratiquement que dans des bars. N’imaginez pas inviter vos gens à la maison. C’est rare, car les logements sont souvent en co-location, les murs, tous en « carton » ! Krr kr kr…

 La bouffe ? excellente ! quelques soient les endroits ou la culture… Mais chers. En une journée dehors, sans faire de chopping, tu claquent facilement 80$ juste à manger! Je ne vous parlent même pas des prix hors-taxes à rajouter après, à la caisse. Ainsi que les »tips » càd le pourboire OBLIGATOIRE car un barman ou serveur gagnent sa croûte avec ça en fait. C’est 20% de la note et c’est tout un calcul mental pour régler son addition! Surtout quand on est plusieurs à avoir consommé ! Au moins, ça doit faire de tout le monde des supercalculateurs de dollars…?… loool
 Enfin, je souhaite à tout-un-chacun de faire sa propre expérience de la BiG Apple 🙂

  …………………. See ya !